Impromptu

Exil effervescent,
Asile incandescent.

Ô douleur pure, prends encore,
De mon âme, abreuve-toi !

Du mystère nous sommes nés,
Aux portes de la perception, condamnés ;

Écoute, écoute !
La mélodie mélancolie,
Traînée en cadavre,
Au sens infini !
Au vent contraire,
Au chemin constellé,
Sans aucune certitude,
En transe,
En mouvement,
Contre l’immobile,
Perpétuel inconnu,
De l’altérité du changeant,
De l’adversité du mouvant,
Cache, multiplie, dévoile,
Réveille l’oreille qui dort !

Apollon suffoque… à l’ombre de Dionysos
— Dieu des dieux !

Ô désert de la raison !
— Ô… deuil de la raison !
Redoutable est ta déliquescence.

Une Lune lointaine s’achève,
Mélancolieuses paupières,
Une île, un chant, une plume.

Sous l’immensité séjourne,
Une larme, un aveu, un poème,
Il y a longtemps déjà, je suis mort.

Une réflexion sur “Impromptu

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