Titititititi

J’eus été habité de froids songes,
Dunes de l’esprit inhabité et défiguré,
Déformant l’espace et dilatant visages déterrés,
Dilettantes hérésies en souvenirs rongent…

Mais, cette nuit, me vint le vestige d’un regard,
Je la revu,
Que d’érotismes ! Et moi qui voulu écrire
Que les rêves sont vecteurs de moralité…

Ah, je ne m’aime qu’après de tels rêves !
Soyez toujours multiples et évanescents, —
À l’image d’un rêve… Et du poète !
Soyez toujours mythes effervescents !

Je loue l’autodafé de toutes les philosophies !
Je loue un monde de poètes livrés à l’oubli,
Un monde où la pensée est libre de penser,
Où l’Immuable, ce tyran, est enfin chassé !

Somnolant de rues en rues, un large sourire tombant,
Jusqu’à terre, un sourire tombant jusque terre !

Enfin la Terre aura un air moins tragique,
Enfin la Lune dansera d’elle-même !

Les étoiles miauleront sur des pieds resensualisés ;
À tous les miasmes du réel passés, aux abysses de l’absurde !

Que chaque conscience sonne le printemps en valkyries,
J’ai vu des millions de marcheurs éveillés et féconds !

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