Insoucieuse félicité

Lueur solitaire égarée : sommeil virginal éventré,
Aux serrures enchanteresses des portes de l’aperception.
Épouvante impénétrable en eaux bourbeuses,
Don paisible sur un promontoire ensanglanté.
Belliqueux aux crânes embrasés,
Hypnotisés aux yeux dilatés ;
Ruines brasillantes ô lassitude de l’âme…
Abandonnée à ses souvenirs — Voyageur vertueux !
Tu prends la tangente ; flacon de vin à la poche,
Babylone lui sourit !
— Le Prisonnier du Caucase
À l’Aube des royaumes ;
Les architectes de la dramaturgie

Et hôtes de la Nuit étoilée ;
Debout et immobile sur le rivage,
Fixant un point imperceptible
Sur une route sanglante d’où naquit…
Une Suprême légende.
Au Banquet rayonne l’Éros,
L’On affirme devant l’Absolu :
« Tout le visible alors s’engloutira dans l’onde
Le visage de Dieu seul s’y reflétera ;
Tu es comme ce monde : tu as son silence. »

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