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Otto Dix

Un monde où chacun serait ouvert ;
pas d’immondices odieuses et hideuses !

Où l’on tuerait à volonté la racaille de l’âme ;
où l’on s’enivre à volonté le réservoir de l’esprit.

Ô Dieu que tu es laid d’avoir laissé les mauvaises herbes
grandirent et s’accaparer des parcelles de ton oeuvre ;

Toi l’hi-Deux avec eux, vous formez la laideur suprême, le refus invétéré ;
vous pensez à vous sans personne pour vous dissuader de vous-mêmes.

La laideur n’a pas sa gloire majusculaire —
Rien qu’un minuscule grain de laideur.
Apocalypse sauce crépusculaire sur votre pain rance d’apparences.

D’avoir permis le cancer d’exister en ton sein, hideux tu es comme eux,
— TOUS !

Avec leurs refus à volonté sans volonté et sans beauté,
sans rien à quoi s’attacher ;

D’avoir laissé se propager le sang noir de pétrole
sur les prairies rêvées des romantiques…

Ô Dieu que j’aimerais voler à nouveau ton feu !
Pour y cracher ma flamme sur tes aïeux ;

La vie se mérite et du sang sur mes mains gravite tant qu’il y aura la souche de tes excréments vaniteux, ô humains hideux et odieux pleins de ressentiments.

La main noble et le Cœur serré face à tes créations ratées
Ne méritent pas le titre de Création !
—Au royaume de tes pions immaculés de ta laideur incarnée…

Il suffira d’un non pour entendre un adieu se glisser dans leurs sillons,
Leurs petites cervelles amoindries par la négation ;
Qu’ils sont laids et odieux les êtres négateurs adversaires de la Création,
Tout ce temps perdu à laisser les affirmations s’échapper de leurs antres séniles,
Vivement qu’ils quittent cette Terre où l’on affirme la Vie avec un Grand Oui viril !
Et qu’ils s’étouffent à chaque « non », de travers et dans l’envers, ces êtres puérils.

Le monde n’avance pas, quel étonnement !
Avec tant de vieilles charrues mal-éduquées au fouet du « non » !
S’il me plait, je vous tuerais tous un après l’autre, et vous crierez « NON NON ! »
Qu’avez-vous à geindre ? Vous n’avez rien à vivre sans le « Oui » !

Le monde est scindé en deux parties :
Il y a ceux qui méritent la vie et ceux qui la subissent,
Ceux qui ont le mérite et la noblesse d’une affirmation saine,
Contre les hideuses déjections dont la négation est reine.

Ils ne seront pas invités au Banquet. Tout leur sera refusé.
L’ignorance s’emparera de leur raison amoindrie par la négation.

—Pamphlet premier.
« Aux négateurs »

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