#8

La douleur n’est pas une donnée. C’est ainsi que j’introduis :
On pourrait confondre la douleur du corps avec celle de l’esprit, c’est-à-dire que le phénomène physiologique de la douleur répond à une donnée issue du dispositif neuronique — qui le permet. Ce que nous ressentons est le fruit d’une acquisition.
Sans la douleur, que l’on peut nommer voie d’accès indispensable à la vie ; nous aurions peu de donnée relative à la santé. Sans maladie : pas de système de défense et, sans système de défense : risques élevés de dysfonctionnement physiologique.

Coeur du sujet :
Faire l’expérience de la douleur est-ce vivre la projection de la santé ?

La réponse peut sembler évidente, mais il s’avère que le problème est infiniment plus complexe : un coup, une brûlure, une rupture amoureuse, font mal parce qu’un dispositif neuronique le permet (ce que nous disions plus haut). Les neurophysiologistes nous apprennent des choses d’année en année. L’énigme de la douleur, de Freud le premier, en disant ce que les psychanalystes peuvent dire : un dialogue devait s’ouvrir.

Ici pas de théories ! l’on ne comprend pas la douleur aisément : « penser la douleur c’est penser l’impensable. » (G. Burloux) Médecine du corps, médecine de l’esprit avec leurs lots de limites… On l’a divisé en spécialités qui tentent de se répondre avec grand mal.

Certes la science apporte des réponses, mais l’art de soigner la douleur se perd — du moins en Occident, avare de techniques et d’échecs ; mais en Orient, les méthodes sont plus naturelles. Donc toutes aussi limitées sans la technique.

Voici un monde scindé, comme l’est la science, la psychanalyse, les thérapies toutes plus délirantes que les autres (ex : TRV : Thérapie par Réalité Virtuelle) ; ou les croyances contre les connaissances, comme dans le cas des efforts chamaniques ou homéopathique…

Les psychiatres, psychologues et toutes les équipes de maintien de l’esprit ou de la raison sont débordés face au Mal du siècle dont est victime une grande partie du peuple terrien. Quelle méthode de masse s’approprier ? Existe-t-elle au moins ? Car le problème n’est pas en surface ni en masse, mais singulier et exclusif. Chacun est victime de douleurs toujours plus mystiques et le siècle accélère tout…

Voici que la Loi de Moore déferle sur nos consciences et que les informations gangrènent nos circuits neuronaux. Notre plasticité neuronale excédée par des hypertrophies de mensonges coagulés et autres sauces douloureuses au palais.

Sommes-nous capables de trouver un remède ? Capable de limiter nos excès et de modérer nos découvertes de douleurs nouvelles ? Que chacun s’occupe de sa propre douleur voilà le problème, le noyau central, le cancer que chacun cultive.

Nous devons lier nos douleurs et les surmonter ensembles, voilà ce que dans mon âme d’enfant je crois plus que tout ; non comme une connaissance ou une vérité mais comme une proposition, une solution. Il y aurait tant à détailler, mais je ne fais ici que l’énoncer pour ne pas l’oublier. L’oubli est la pire des douleurs […]

Une réflexion sur “#8

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