#10

La faiblesse et la force
Ce qui en advint.

« J’assume ma force, et je suis un esprit libre ; c’est ce qui me distingue de vous. »

Voici ce que je dis, plein de faux orgueil — ils le prirent d’une manière sérieuse à en contempler leurs fronts codés de tas de mystères… Je ris, comme toujours à mes élucubrations philosophiques ; mes synthèses et résumés de grands textes bien digérés. Parfois même surmontés, du moins c’est ce que j’essaye de faire tant que ma jeunesse le permettra ; car après je deviendrais rance et sérieux comme leurs fronts. Le poids de toute ma faussement tragique existence sera sur mes petites épaules tremblantes. Je ne serai plus qu’un puits à connaissances — ou plutôt croyances. « Mais place aux affabulations ! j’arrive… »

Assumer sa force : c’est prendre le risque de choquer, de montrer son horizon aux autres et de se prendre un retour amer ou enflammé.

« Vous faites la paire de sans-couilles », disais-je à un ami schizophrène.

C’est voir le monde tel qu’il est et le prendre par les rênes sur un grand traineau de fausses espérances et de mensonges. Mais c’est de cette manière que l’on survit dans un monde en proie aux illusions ; l’on apprend à mentir partout et sur tout, tout le temps.

Quand je dis l’assumer, c’est qu’on aurait tendance à se réduire aux autres quand l’on est face à un esprit enchaîné en pleine discussion ou débat : présentant nos affinités relatives à l’existence ou à nos projections (de nous-mêmes).

Sur ce coup, je ne me réduis plus. Je me présente tel que je suis sans aucun mensonge (d’ailleurs n’est-il pas vrai que je ne mens qu’à ma mère) ; sauf quand je revêt du costume du poète, il est vrai !

Avoir l’esprit libre : c’est prendre sur ses épaules le poids du monde et cultiver la légèreté ainsi que l’aisance existentielle. C’est,-à-dire, que je me détache de toute gravité sociale en m’excluant pour me retrouver en moi-même, même à l’extérieur. La synthèse de l’introspection, de l’introversion et de l’extroversion.

Quand je sors dans la ville, je me promène seul. Rencontrant quelqu’un d’un hasard, il arrive très souvent que je me lie d’une amitié faible avec lui. Nous partageons nos visions et nos rêves en tâchant de ne pas s’effriter face à l’Autre.

Toutes sortes de situations s’ouvrent à moi en tant qu’esprit libre ; mon expérience florissante et arborescente me permet de me recréer tous les jours et de considérer un seul jour de mon existence comme une vie entière. Je vis, je dors, je rêve, je reviens à la vie — renaissance, nouvelle vie, nouveaux rêves, nouvel homme.

Là n’est que le début, j’ai eu 21 ans récemment.

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