À contretemps

Mon amour, je te l’écrirai jusqu’à nos derniers jours ;
aux douces espérances que nous partirons au même instant,
comme des enfants, main dans la main, nonchalant.

D’un vers à l’autre j’attendais que la Lune ; toi mon coeur,
réapparaisse pour m’éclairer la nuit, nocturne je te suis ;
pourtant, l’Aube m’accompagne mais toi, tu me guides.

Je disais me réveiller d’une guerre, semblable à aucune autre !
d’une profondeur rarement terrassées ; sous les décombres…
« Sssssht… tu me glisses. Ne leur fais pas lire ! tu es à moi ! »

Je te répondais des mots et des mots, encore rien qu’à toi,
mais à quand notre envol, car l’on ne vit pas de mots…
un havre de Pureté — l’un de tes reflets !

Dieu ! je te la présenterai ! je ne peux la nommer…
j’ai eu ma révolte, quant à ton sommeil ;
puis j’ai compris, tu dois trouver refuge en elle !

C’est sur son coeur que trône ton royaume !
tu ne me crois pas ? vas-y, je te laisse l’observer,
tu as mon accord, mais tu aimes à mésentendre…

Dieu l’Enfant, Dieu l’Odieux, Dieu le Déchu !
toi tu donnes la vie, mais elle la redonne,
n’as-tu pas soif de Grandeur ?… donne-lui ton coeur !

Qu’attends-tu pour la sauver ?
un soir m’est venu : « La Folie tend mieux la main que Dieu »,
j’ai eu raison, pour toujours à jamais — instant d’inconscience !

L’esprit de brume. L’aurore n’a pas de répit.
Je m’arrête là, car eux méritent les points, mais Idylle,
notre histoire aura ses lendemains, par la main de Dieu.

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