CHAPITRE DEUX

Envieuse et douce félicité

***

 

Un pas après l’autre Zarathoustra se dégourdissait les jambes et l’esprit.
De la poussière en tombait pour ne laisser que les joyaux de l’âme, qui voltigeait en poussières d’étoiles. Son cœur se réchauffait à mesure que le soleil se dandinait dans le ciel avec son gros derrière.
Zarathoustra s’en amusait, mais déplorait l’absence de la Lune, qui ne tarde pas. Il saisit sa canne puis descendit en déboulant de sa montagne. Son baluchon était vide ; boulimique de l’esprit il était, avide de déguster les mets des hommes.
Qu’ils soient culinaires ou spirituels, son âme s’en rassasiait.
Mais alors qu’il se retrouva sur un sentier raide, un lion se tenait là. Celui-ci ne prêtait guère d’attention à Zarathoustra. Semblait-il un peu las, fatigué ?
Ne faisant aucun mouvement, ses muscles atrophiés et vieux restaient figés ; comme en repos après de longues luttes, ou comme une mort silencieuse. Ses yeux étaient ceux d’un lionceau à peine venu au monde, d’un éclat rare ; baissés, ils observaient quelque chose d’étrange pendu à son cou.
C’était un bocal, avec un poisson à l’intérieur… drôle de poisson.

 

 

CHAPITRE TROIS

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