CHAPITRE UN

     Assis à une table d’une rue sans importance de la capitale française, Rasko lapait son chocolat au lait en terrasse un dimanche matin.

Les passantes retenaient son attention et son imaginaire débutait la journée avec une lenteur orgasmique. La note est salée, son ventre sucré, préparé à affronter une journée elle aussi sans grande importance. Un dandy ou un homme délaissé mais informé. Car en observant ces passantes, il lit leurs pensées.

L’esprit bien entraîné son parcours témoigne d’une grande richesse spirituelle. Habitué à analyser chacune des pensées qui s’offrent à lui son aura s’illumine et les âmes fulminent devant son regard aveugle. La lumière il perçoit ; les présages et lamentations des hommes il boit. Des miséricordieux il entend la parole tremblante et jamais ne l’oublie.

Ce matin-là, une fille s’arrêta. Leurs regards se croisèrent, il la connaissait déjà. Ce fut la déception de son côté, mais l’admiration de l’autre. Ces deux regards échangés furent plus de communication qu’un discours sur une estrade devant une foule affamée, qu’une tirade interminable sur l’identité.

Une fille lui parla, alors qu’il lui restait un peu de lait sur la moustache…

CHAPITRE DEUX

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