Mélange maladif

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Les simulacres de la Mort, d’Hans Holbein

Trois petits arbres, au loin,

Le sacré semble vouloir s’incruster ;

La femme à la tête hors des épaules,

Les cerfs du destin, en valkyries, sonnent

Le chemin, enneigé d’espérances nouvelles,

Des pages et des pages, pour rien dire encore,

Qui s’envolent, caracolent, vers un rien absolu,

Par-delà ses cheveux roux, accroupie sur le béton,

Un pigeon renifle l’entrejambe de la pigeonne,

Un marié embrasse les lèvres de la mariée,

Sous une glycine pourpreuse,

À chaque jour son propre désastre,

Un laid éclair rayonne entre trois pierres,

Tandis que la bourgeoise compose une niaiserie,

La colombe semble fragile, car inutile,

Mon seul désir — lui ôter les ailes,

Pour mieux la décrire, elle avec son malheur,

L’homme, j’en fatigue de le repeindre,

Aucune couleur ne semble vouloir lui aller,

Un comité de sages doit en avoir décidé !

Derrière une fenêtre, une épaule dissimulée,

Portante des fleurs, d’aucune importance,

Pensante à une mélodie, un violon rance,

La musique, quel triste contentement !

Il y a le silence, ses épanchements…

Prenez le temps de subir l’instant ;

Peut-être vous relèverez-vous,

Vous révélerez-vous !

Mais j’en doute, en bon disciple ;

De la vérité triste, l’invétéré réalité,

La seule que je ne veux éluder,

La seule croyance, car sans elle,

Penser l’amour, serait irréel.

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