Commentaires de textes sur Nietzsche et sa philosophie.

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Patrick
WOTLING

Biographie : [Bientôt]

  • Nietzsche et le problème de la civilisation, PUF, collection Questions, 1995
  • La pensée du sous-sol, Paris, Allia, 1999
  • Lectures de Nietzsche, recueil collectif, dirigé en collaboration avec J.-F. Balaudé, Paris, Livre de poche, 2000
  • Le vocabulaire de Nietzsche, Ellipses, Paris, 2001
  • Dictionnaire Nietzsche, Ellipses, Paris, 2008
  • La philosophie de l’esprit libre : Introduction à Nietzsche, Flammarion, Paris, 2008
  • Nietzsche, Le Cavalier Bleu, collection Idées recues, Paris, 2009
  • « Oui, l’homme fut un essai » : La philosophie de l’avenir selon Nietzsche, PUF, 

J’étudierai ici des textes de l’ouvrage de Patrick WOTLING en diversifiant le style sans pour autant tomber dans l’académisme primaire ou les triades.

Extrait tiré de la Préface :

[« Stendhal se moquait volontiers de ces philosophes qui prétendent tout démontrer par la raison et demandent pour finir d’admettre ce que la raison ne démontre pas, jugeant leur philosophie assez bien résumée par ce principe : « Il me plaît de croire…¹ ». Un penseur qui, comme Nietzsche, conteste l’autorité de la raison eût-il été à ses yeux en meilleure posture ? L’abandon de la confiance dans les pouvoirs de la démonstration objective placerait certes un tel personnage à l’abri du reproche d’hypocrisie, mais non pas d’arbitraire. Y aurait-il là une lacune de toute philosophie, propre à alimenter la perplexité ? Toute philosophie ne finirait-elle pas par se trouver à un certain point chassée de l’empire de la preuve, et contrainte de gagner, pour parler avec Descartes, « le pays des romans² ». Et pour en revenir au cas Nietzsche, d’où viennent donc les notions de volonté de puissance, de surhumain, d’éternel retour, de nihilisme ou de généalogie, que l’on présente couramment comme ses concepts fondamentaux, et auxquelles on prête la vertu de rendre limpides et de justifier des doctrines souvent difficiles à pénétrer ? Ne seraient-elles pas, elle aussi, de ces choses que l’on nous demande en fin de compte de croire ? »]

Patrick WOTLING

  1. Ce sont plus précisément « les profondeurs de la philosophie allemande » que vise la remarque ironique placée par Stendhal dans la bouche de Lucien Leuwen : « lorsqu’elle est à bout de raisonnements, elle explique fort bien, par un appel à la foi, ce dont elle ne peut rendre compte par la simple raison » (Lucien Leuwen, première partie, chap. VIII, in Romans et nouvelles, tome I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, p.852).
  2. Lettre à Mersenne du 20 novembre 1629.